Cet article s’inspire d’une vidéo mettant en scène une jeune fille qui, après avoir subi les moqueries de ses camarades de classe, a choisi de riposter par la violence pour faire régner la justice. Sa mère lui a donné une leçon importante : Deux torts ne font pas un droit.
Dans la vie, nous sommes souvent confrontés à des conflits similaires : face à des mauvaises actions ou même à l’injustice, comment devons-nous réagir ? Certains choisissent le compromis, d’autres restent silencieux, tandis que d’autres encore pensent que la meilleure façon de se défendre est de rendre justice « œil pour œil ».
Dans une société fondée sur la primauté du droit et de l’éthique, chaque membre devrait comprendre une vérité fondamentale : ce n’est pas parce que les autres font des erreurs que l’on doit en faire aussi. Il s’agit d’un test de la part de Dieu et d’une responsabilité que chaque citoyen se doit d’assumer tout en jouissant de ses droits. Cela reflète notre engagement collectif à défendre la justice dans la société.
1. Ne pas combattre le mal par le mal est la pierre angulaire de la justice
Le rôle de l’État de droit consiste à limiter les abus de pouvoir, à combattre les mauvaises actions par la justice, plutôt que de permettre à ces derniers de s’annuler les uns les autres. En tant que citoyens de l’État, chacun d’entre nous a le droit et la responsabilité de participer à la société. Le pilier de ce droit est l’ordre social, centré sur la civilisation et l’État de droit.
La véritable caractéristique d’une société civilisée est de résoudre les conflits par la logique, le dialogue et des systèmes structurés, plutôt que de recourir à la violence. Face à l’injustice, répondre par la force peut sembler justifiable, mais cela transmet un message dangereux : la violence peut triompher des principes et des valeurs qui régissent un monde civilisé. Cette approche finit par éroder le tissu moral et les fondements juridiques de la société.
Si tout le monde ripostait aux mauvaises actions par d’autres mauvaises actions, la société sombrerait dans le chaos et le bruit des coups portés par les individus sous l’effet de la colère étoufferait la voix de la justice. En fin de compte, ce sont les membres de la société qui souffriraient le plus. La violence et les actions nuisibles sont souvent des réactions émotionnelles nées de la douleur et de la colère, plutôt que des solutions réfléchies. Elles entraînent davantage de conséquences. C’est pourquoi, face à l’injustice, nous devons nous en tenir à nos principes et défendre la justice par des moyens légaux et justes.

2. L’injustice est un test pour les devoirs civiques
Dieu nous a donné la vie dans le but de devenir des rayons de soleil. Cette lumière se manifeste non seulement dans les actes de bonté individuelle, mais aussi dans notre engagement à préserver la justice sociale. En tant que citoyens responsables, il est de notre devoir de nous intéresser aux affaires publiques et de défendre l’équité et la droiture, sans jamais compromettre nos principes à cause des actes malveillants d’autrui.
Lorsque nous choisissons de ne pas nous joindre à des actes répréhensibles, non seulement nous vivons nos convictions morales personnelles, mais nous érigeons également une référence en matière de droiture pour la société. Ce choix est souvent difficile, car il nous oblige à supporter la pression et l’incompréhension de ceux qui nous entourent. Pourtant, c’est précisément l’épreuve que Dieu impose à nos âmes : Sommes-nous prêts à nous accrocher à la lumière au milieu des ténèbres ? Avons-nous le courage de défendre la justice face à l’injustice ?
3. Le pouvoir des citoyens est le moteur du progrès social
En tant que citoyens d’une nation, nous devons exercer notre pouvoir en veillant aux injustices sociales, en nous engageant dans les affaires publiques et en encourageant le changement social. Face à l’injustice, nous pouvons choisir de défendre nos droits par des moyens juridiques, d’influencer le point de vue des autres par un dialogue rationnel et de plaider en faveur d’une amélioration systémique par une action sociale collective.
Bien que l’histoire recèle des exemples de changements sociaux induits par la lutte armée, le véritable progrès sociétal dépend de l’amélioration des institutions et de l’adhésion aux règles, plutôt que d’actions motivées par la violence ou l’émotion. La violence peut entraîner des réformes à court terme, mais en l’absence d’une planification rationnelle et d’un large consensus, ces changements ne sont souvent pas viables et risquent d’être annulés par des conflits futurs. La colère peut servir de catalyseur à l’action et ne pas apporter la justice, mais une transformation durable nécessite des réformes profondes des institutions, des lois et de la culture pour construire une société plus juste et plus stable.
Parfois, nous pouvons avoir le sentiment que notre pouvoir individuel est trop faible pour changer le statu quo. Pourtant, l’histoire nous enseigne que de grandes révolutions ont commencé par la persistance d’une seule personne. De la résistance de Gandhi à la domination coloniale à la lutte de Rosa Parks pour les droits civiques, ces personnes ont exercé leur pouvoir civique pour insuffler la justice et l’espoir dans la société. Leurs actions nous rappellent que, face à l’injustice, l’utilisation rationnelle et légale de nos droits est l’arme la plus puissante que possède un citoyen.
4. La gentillesse est notre responsabilité collective pour faire régner la justice
Nous ne pouvons pas justifier nos propres mauvaises actions simplement parce que d’autres ont mal agi. Il s’agit non seulement d’une norme personnelle que nous nous fixons, mais aussi d’une promesse que nous faisons à la société. Lorsque nous choisissons la bonté et la justice, nos actions inspirent les autres, créant un effet domino d’interactions sociales positives. De tels choix apportent la paix intérieure et contribuent à guider la société vers plus de civilité et d’équité.

Comme nous l’enseigne la Bible, « Agit avec justice, aime la miséricorde et marche humblement avec ton Dieu ». Ce n’est pas seulement un conseil de Dieu, mais aussi l’attitude que nous devrions adopter en tant que citoyens. La gentillesse n’est pas un signe de faiblesse, et rendre la justice ne signifie pas faire des compromis. Face à l’injustice, chaque décision que nous prenons joue un rôle dans l’évolution de la société dans son ensemble.
Conclusion : Notre paix et notre sagesse sont source de justice
Cette déclaration n’est pas seulement une conviction, mais aussi un appel à l’action. Elle nous rappelle que chacun d’entre nous porte la responsabilité d’améliorer la société. En tant que citoyens d’une nation, nous devons utiliser notre pouvoir pour combattre légalement et rationnellement l’injustice, tout en préservant la bonté et en laissant à l’autorité compétente de rendre la justice.
Dieu nous a accordé le libre arbitre, nous permettant de choisir d’être des ambassadeurs de la bonté et de la sagesse. Affrontons l’injustice avec courage, en utilisant notre sagesse et notre détermination en tant que citoyens pour faire changer les choses. Chaque fois que nous restons fermes, nous soutenons les principes qui lient la société ; chaque action que nous entreprenons suscite l’espoir pour l’avenir. Puissions-nous tous nous efforcer d’être des citoyens fidèles à nos valeurs, sans nous laisser décourager par les erreurs des autres, et briller comme des rayons de soleil dans le monde.
Amen!