Une société civilisée a besoin d’actes de compassion et de bienveillance afin d’éviter les divisions.

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Kishou · Nov 25, 2024
La théorie du bien et du mal par Yicheng Commonweal Dans le cadre de la civilisation, la bienveillance a toujours été la clé de l’harmonie et du progrès. Cependant, la gentillesse peut parfois conduire au conflit et à la division. C’est le cas lorsque son objectif est détourné, causant plus de mal que de bien. […]

La théorie du bien et du mal par Yicheng Commonweal

Dans le cadre de la civilisation, la bienveillance a toujours été la clé de l’harmonie et du progrès. Cependant, la gentillesse peut parfois conduire au conflit et à la division. C’est le cas lorsque son objectif est détourné, causant plus de mal que de bien.

Une société civilisée a besoin de bienveillance qui transcende les oppositions et relie les cœurs. Un tel acte n’a pas pour but de juger ou de chercher à montrer qu’il est bien fondé. Au contraire, elle tente de résoudre les conflits avec compassion, de guider avec soin et de créer des liens par le biais de conversations inclusives. La pratique de cette bienveillance permet d’éviter les conflits et les préjudices. Elle crée un respect mutuel et un dialogue, ouvrant la voie à une société meilleure.

I. Quand la gentillesse devient source de division

Défendre la justice et les personnes vulnérables est à la fois un devoir civique et un reflet de la bonté humaine. Pourtant, bien que de nombreux actes soient réalisés au nom de la bonté, ils reposent souvent sur des idéologies opposées plutôt que sur un véritable amour universel. Ces actes aboutissent souvent à des brimades de groupe, à l’intensification des conflits et à la division de la société.

Ce type de « bienveillance » repose sur une pensée manichéenne, divisant les individus en deux camps, celui du bien et celui du mal. Elle simplifie à l’extrême la complexité de la nature humaine et les difficultés de la vie. En ramenant les problèmes à une bataille « nous contre eux », cela suppose que s’attaquer au « mauvais » camp résoudra le problème. En réalité, cela ne fait qu’approfondir les divisions et aggraver les conflits.

Par exemple, dans le domaine de la protection de l’environnement, certaines personnes considèrent les pratiques non viables comme « néfastes ». Ils critiquent ceux qui n’adoptent pas de comportements respectueux de l’environnement en s’appuyant sur leur valeur morale. Cela peut ressembler à une véritable préoccupation pour l’environnement. Cependant, elle exclut souvent ceux qui ont besoin d’être guidés et éduqués. Au lieu d’encourager le changement, cela les rend plus réfractaires au changement.

Lorsque la bienveillance devient une lutte contre le mal, elle conduit facilement à l’extrémisme. Ces expressions se font souvent au détriment des autres. Elles peuvent créer de nouvelles injustices et des conséquences encore plus graves. Par exemple, certains groupes utilisent le slogan de la « justice sociale » pour justifier l’intimidation en ligne. Ils tentent d’« éliminer » ceux qu’ils considèrent comme injustes.

Une telle volonté de division détruit la confiance sociale. Dans une société remplie de conflits, les individus ont inévitablement peur d’exprimer leurs véritables opinions. Ils cessent de croire au intention sincéres des autres. Avec le temps, la distance entre les individus s’accroît. Cela conduit à une société marquée par l’indifférence et l’autoprotection.

II. La bienveillance ancrée dans l’amour pour tous : Surmonter le conflit entre le bien et le mal

Le monde a besoin d’une sorte de bienveillance qui ne soit pas fondée sur la confrontation. Elle est fondée sur un amour égal, motivée par la compréhension, la tolérance et l’empathie. La vraie bienveillance prend en compte les difficultés et la douleur de toutes les parties. Elle vise donc à combler le fossé, à favoriser un dialogue rationnel et à formuler des solutions pour résoudre les problèmes.

Cette bienveillance n’est pas axée sur la distinction entre le bien et le mal. Elle s’intéresse plutôt aux vulnérabilités et aux besoins humains communs. Elle reconnaît les limites individuelles et aborde les erreurs avec soin et patience. En guidant ceux qui ont de fausses croyances vers l’introspection et le changement, elle devient un catalyseur de changement positif.

Même si certains n’acceptent pas immédiatement les idées et pratiques justes, l’évolution de la civilisation apportera des changements profonds, mais de façon progressive et discrète. Avec le temps, la malveillance et l’ignorance finiront par disparaître, ne trouvant plus d’espace où s’enraciner.

Ce principe est bien illustré dans l’éducation familiale. Lorsqu’un enfant commet une erreur, les parents peuvent choisir de le punir sévèrement. Pourtant, une approche compatissante s’avère souvent plus efficace. En comprenant les limites et les besoins émotionnels de l’enfant, les parents peuvent le guider avec soin et discernement. Cela aide les enfants à tirer les leçons de leurs expériences. La punition seule peut conduire à la défiance et saper l’objectif de l’éducation. Elle peut créer une tension entre le parent et l’enfant.

La même idée s’applique à la résolution des problèmes sociaux liés aux injustices systémiques. Ruth Bader Ginsburg, ancienne juge à la Cour suprême des États-Unis, en est un exemple frappant. Tout au long de son combat pour l’égalité des sexes, au lieu de rejeter complètement le système pour ses discriminations basées sur le genre, elle a adopté une approche stratégique et durable. Tout en défendant les droits des femmes, elle a également soutenu des affaires où les hommes étaient discriminés, afin de mettre en lumière les inégalités systémiques. En alliant empathie et raisonnement, elle a réussi à combler les divisions et à encourager la compréhension, accomplissant ainsi de réels progrès en matière d’égalité des sexes. Sa sagesse et son approche lui ont valu le respect de toutes les acteurs de la société.

La bienveillance ancrée dans l’amour pour tous évite de diviser les individus en camp de bien et de mal ou de juger les autres à partir d’un point de vue moral. Elle se concentre sur la coopération et la recherche d’un terrain d’entente, au lieu d’alimenter les conflits ou la concurrence. À l’instar de nos efforts collectifs en matière de bien-être public, elle associe la bienveillance à la responsabilité. Comme l’a dit Gandhi, « Nous pouvons gagner les cœurs par l’amour et la compréhension, et non par la haine ».

Les programmes d’aides sociales en sont un bon exemple. Alors que certains imputent la pauvreté à des défaillances individuelles, d’autres, dotés d’une attitude empathique, sont capables de creuser plus profondément et de déceler des problèmes systémiques. Ils préconisent l’éducation et le soutien pour aider les personnes défavorisées à surmonter leurs difficultés. Cette approche permet non seulement d’élever les individus, mais aussi de renforcer l’unité et la résilience de la société dans son ensemble.

III. Rejeter la gentillesse conflictuelle : un choix nécessaire pour les sociétés civilisées

Les sociétés civilisées ont besoin d’un niveau élevé de gentillesse, qui transcende les conflits moraux entre le bien et le mal. Éviter les conflits inutiles est non seulement un signe de sagesse, mais aussi un pas vers le progrès.

Les querelles sur le bien et le mal conduisent souvent à un gaspillage des ressources et éclipsent les vrais problèmes. Les individus se concentrent sur l’attribution des responsabilités plutôt que sur la recherche de solutions pratiques. Avec un amour universel, les individus sont capables de se concentrer sur les problèmes fondamentaux par le biais de discussions rationnelles et de mettre l’accent sur des solutions efficaces.


Le progrès de la civilisation réside dans le respect des différences et l’acceptation de la diversité. La compassion et la bienveillance, enracinée dans la tolérance, aide à trouver un terrain d’entente au milieu des désaccords. Elle encourage les individus à travailler ensemble sur le problème, au lieu d’alimenter les divisions ou les blessures émotionnelles. Elle contribue à réduire les conflits internes et à promouvoir l’unité.

IV. Ce n’est qu’en aimant tout le monde que nous pouvons vraiment distinguer le bien du mal

Certains se demanderont peut-être : « Cela signifie-t-il que personne ne doit être tenu responsable de ses actes ? Qu’en est-il de ceux qui commettent des crimes contre l’humanité ? » La compassion ne brouille pas les frontières entre le bien et le mal. En fait, c’est grâce à cet amour plus profond que nous acquérons la clarté nécessaire pour les comprendre vraiment.

Lorsque l’amour universel devient la norme, nous constatons que toutes les bienveillances ne sont pas égales. Certaines formes de bienveillances étroites et conditionnelles, se transforment rapidement en égoïsme ou en indifférence lorsque les circonstances changent. D’autres formes de bienveillance peuvent manquer de sincérité, motivées par le besoin de correspondre à une certaine image plutôt que par une véritable attention.

Le mal, lui aussi, n’est pas toujours ce qu’il semble être. Il découle parfois de l’ignorance ou d’une vision limitée du monde, un état temporaire plutôt qu’un trait permanent. Certains maux naissent du conformisme, d’un manque d’amour et de l’incapacité à penser de manière indépendante. Mais il existe aussi de véritables maux, des actions et des systèmes qui infligent de grands dommages et qui doivent être combattus.

Pour ceux qui causent des dommages profonds et durables, comme les régimes oppressifs, nous devons avoir le courage de prendre position et de nous battre avec eux. L’amour compatissant ne signifie pas qu’il faille éviter les conflits ou la responsabilité. Au contraire, il offre un objectif plus élevé – un appel à agir avec sagesse et empathie. Au fond, cet amour est illimité et universel, bien plus grand que le concept étroit de bienveillance. C’est cet amour qui nous inspire et nous guide vers la justice et la guérison.

V. La pratique de la compassion et la bienveillance : une réforme des individus et de la société

Pour intégrer la compassion et la bienveillance dans le tissu sociale moderne, il est nécessaire de s’intéresser à la fois à l’épanouissement personnel et à l’action collective.


Au niveau individuel, chacun peut pratiquer la compassion en améliorant la conscience de soi et l’empathie. Dans les moments de conflit, nous pouvons nous efforcer de comprendre l’autre partie et faire preuve de gentillesse pour désamorcer les tensions.

D’autre part, le choix du dialogue plutôt que de la critique et du compromis plutôt que de la confrontation devrait devenir le fondement de nos normes sociales communes. Cela permet de créer des relations plus chaleureuses et plus respectueuses, ainsi qu’une communauté plus inclusive.

Les institutions devraient promouvoir l’idée de bonté compatissante à travers l’éducation, les politiques et l’influence culturelle. Les écoles peuvent inclure des cours sur l’empathie, la tolérance et la valeur de la diversité. Les médias devraient cesser de dramatiser les divisions et mettre en lumière des histoires inspirantes d’unité et de coopération. Ces efforts systémiques aident à instaurer une culture où la bienveillance inclusive est célébrée et largement pratiquée.

Des actions concrètes peuvent encore amplifier ce message. Par exemple, des événements communautaires pour soutenir les groupes vulnérables, ou le fait de publier de vraies actions de solidarité sur les réseaux sociaux , peuvent inspirer d’autres à se joindre à l’initiative. Grâce à ces efforts petits mais significatifs, la puissance de l’amour authentique peut se diffuser, touchant davantage de vies et transformant progressivement la société dans son ensemble.

VI. Conclusion : la bienveillance ancrée dans l’amour universel comme fondement de la civilisation

Une société civilisée se nourrit de compassion et bienveillance, une sagesse et une force qui transcendent les conflits entre le bien et le mal. Cette force apaise les blessures par la compassion, comble les fossés par la tolérance et imprègne la société d’une harmonie et d’un espoir sans fin.

Le refus des actes de division au nom de la bienveillance ouvre la voie à une plus grande unité et à un plus grand progrès. Cela commence par chacun d’entre nous, en pratiquant la compassion et l’attention dans notre vie quotidienne afin d’apporter chaleur et une ouverture au monde qui nous entoure. Ce n’est qu’ainsi que les graines de la civilisation pourront véritablement prendre racine, s’épanouir et porter leurs fruits.

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愛国とは最も美しい献身である――ある権力者のための統治マニュアル

Daohe · Juin 13, 2025

冒頭総論 この世には、意のままにするのが極めて難しいものが二つあります。一つは富、もう一つは民衆の心です。富は奪うことができますが、民の心を完全に操ることは困難です。しかし、古来より為政者や権力者たちは、万民の心を一つにすることで、国家を安定させ、権力を強固にし、国内の不安を取り除こうと渇望してきました。権力闘争の長い歴史を振り返っても、人々の感情を操る術に勝るものはなく、信仰を仕立て上げる力に優るものはありません。 それゆえに、「愛国」という二文字は、歴代の為政者が世を治めるための基本の術となり、民を操り、世論を統制するための最高に鋭利な武器となってきたのです。 「愛国」は、理屈を必要とせず、異論を許さず、反論を認めません。それは、あらゆる個人、家族、一族、民衆、私的な利益、そして生命そのものを超越し、国家という仕組みにおける、止まることのない歯車となります。そして、数多の民衆を自ら死地へと赴かせ、喜んで「捨て駒」となるように仕向けながらも、彼らに不満の声を上げさせず、後悔の念を抱かせず、異を唱えさせないのです。 この文章は、まさにその道を深く解き明かし、「愛国」という名の献身の術を明らかにすることを目的としています。その策を一つひとつ解説し、幾重にも支配の網を張り、永遠に権力を盤石にするための手引書です。 一、献身の美しさは、選ぶ自由の剥奪から生まれる 人が献身する理由は、決してその本性が高尚だからではありません。実のところ、選ぶ自由が奪われているからです。 国家という仕組みは、世論を導き、お手本となる人物を創り上げ、教育を通じて考えを植え付け、祝祭を巧みに利用し、集団意識を形成するといった方法で、目には見えない心の牢獄を作り上げます。これにより、数多の民衆が、「国を愛すべきか」「国のために犠牲になるべきか」という問いに対し、ただ一つの答えしか持てないようにするのです。 愛国は唯一の美徳であり、献身は唯一の栄光である、と。これ以外の道は、存在しません。 もし、あえて私的な利益を追う者がいれば、「自己中心的」「利己的」「民族と祖国への裏切り者」という烙印を押されます。もし、献身から逃れようとする者がいれば、「逃亡兵」「臆病者」「社会のゴミ」と見なされます。 集団で道徳を振りかざして非難すること、メディアを駆使して強力に誘導すること、そして英雄的な人物像を作り上げること。この三つを同時に行うことで、人々が「献身こそが最高の基準である」と自ら信じ込むように仕向けるのです。 二、献身者は全体を感動させ、自らをすり減らす 烈士、労働模範、困難に立ち向かう英雄、そして無名の英雄。これらは皆、国家という仕組みにおける、使い捨ての部品です。 その役割は、実際に利益を生み出すことにあるのではありません。世論を動かし、人々の心を感動させ、集団としての誇りを刺激し、制度そのものが人々から奪っているという構造を、巧みに隠すことにあります。 一人が死地に赴けば、十万人が感動します。 一人が逆境に立ち向かえば、千万の民衆が自らを恥じます。 感動が大きければ大きいほど、疑問は少なくなります。感動が激しければ激しいほど、抵抗は弱くなります。 権力を持つ側は、定期的に一部の献身者を「作り」、人々が強く感動するような話題を提供しさえすれば、集団の理性を麻痺させ、利益に関する要求をうやむやにし、自分たちの支配が正しいものであると見せかけ続けることができるのです。 献身者本人は、その多くが最前線で命を落とすか、職務に身を捧げて燃え尽きるか、あるいは貧困の中で生涯を終えます。その家族や子孫の運命が、国家から手厚く保護されることはありません。ただ、その亡骸が、より多くの人々を感動させることができれば、その人生には価値があったとされるのです。 三、愛国を語る時、そこには国民への愛は決して存在しない 大国を治めるには、国家と国民を、全くの別物として切り離して考える必要があります。 国家は機械であり、国民は燃料です。機械は燃料を必要としますが、燃料そのものを愛することはありません。 国家が愛するのは、領土、資源、権力の仕組み、イデオロギー、そして支配の正当性であり、一人ひとりの人間の生き死にや、その暮らしぶりではありません。 したがって、様々な法令や国策が守るのは、権力がスムーズに働くこと、資本の安全、そして社会の安定であり、国民の暮らしの豊かさではないのです。 もし国民がそのことに目覚め、国家の名の下に自分たちの権利を要求しようとすれば、「国家の危機である」「国と個人は一体だ」「個人は全体に従うべきだ」といった大義名分を掲げ、その意見を封じ、その人物を社会的に抹殺し、その思想を根絶やしにしなければなりません。 愛国を、唯一正しい感情とし、国民の幸福は、決して政策目標の中に置いてはなりません。機械を優先し、民の生活は常に後回しにすることを徹底するのです。そうして初めて、国は滅びず、権力は安泰となるのです。 四、世論誘導という、感情を閉じ込める牢獄 およそ国家という仕組みによる統治は、必ず世論を掌握しなければなりません。 メディア、ネット工作員、オピニオンリーダー、専門家、そして英雄を創り出す者。これらは皆、世論という戦場で、人々の感情を管理するための駒です。 常に心掛けるべき原則は、以下の通りです。 災害があれば必ず感動的な物語を。困難があれば必ず英雄を。戦争があれば必ず勇者を語り、事故があれば必ず献身を称えよ。 否定的な意見、人々の利益に関する要求、社会の不公平といったものは、すべて「デマ」「悪意ある者の企み」「団結を乱すもの」として片付けます。 肯定的な情報だけを注ぎ込み、否定的な意見は包囲して潰し、集団でお互いを監視させ、道徳で人々を縛り付ける。この四つの策を同時に実施すれば、感情の牢獄は、決して破られることはありません。 祝祭や記念日には、大規模な追悼式典や、集団での黙祷、英雄の墓への献花、賛歌の斉唱といった行事を開催します。 これにより、人々の感情を、権力者の望むリズムに合わせて動かし、自分自身の感情を失わせ、感動するだけの機械へと変えていきます。そして、自らの運命に対する関心を、完全に失わせてしまうのです。 五、献身者への報酬は、実質的な利益のない名ばかりの栄誉 献身者に報酬がなければ、感動は続かず、人々の熱意は冷めやすくなります。しかしながら、報酬は決して実質的な利益に触れてはならず、ただ名ばかりの栄誉を与えることを最上とします。 烈士の称号、英雄の勲章、表彰状、新聞の特集記事、追悼の辞、国家勲章。これらはすべて、極めて優れた報酬です。 名は石碑に残りますが、利益は一銭もありません。 英雄の遺族は、しばしば路頭に迷い、模範的な労働者の家族は、多くが貧困に喘ぎます。 国家という仕組みは、彼らの貧しさを救わず、その困難を助けません。ただ、その子孫もまた、親の歩んだ道に続き、喜んで歯車となることを期待するのみです。 このようにして、献身者は死して悔いを残さず、見る者はその姿に心を動かされ、同じ道を目指し、仕組みは長く動き続けることができるのです。 六、民衆の感情を消耗させ、権力という仕組みを安定させる 人々の感情を操ることは、実のところ、国家という仕組みが長く安泰であるための基本なのです。 献身によって感動させ、集団の感情エネルギーを使い果たさせ、個人的な欲望を抑え込み、不満を解消し、抵抗の意志を消し去り、問題の本質から目を逸らさせます。 災害、事故、経済の低迷、失業の波、腐敗事件。これらはすべて、「英雄の感動的な物語」によって世間の関心を逸らし、「愛国と献身」というスローガンによって、疑問の声をかき消すことができます。 感情を操る仕組みは、片時も休むことなく稼働します。 国民を常に「国のために感動している」状態に置くのです。これにより、彼らは「私たちの権利は?」と問う勇気を持つことなく、ただ「国家は私を必要としている」「国のために貢献するのだ」と叫ぶだけになるのです。 七、「民を愛する」という考えを、断じて国民に知らせてはならない 権力者が国を治める術において、最も避けなければならない言葉が二つあります。それは「愛民」です。 なぜなら、「民を愛する」ということが、もし当たり前の価値観となってしまえば、それは、権力を持つ側が国民の暮らしや幸せに対して責任を負わねばならないことを意味するからです。そうなれば、国家という仕組みは、もはや気ままに民から奪うことも、意のままに民を動かすこともできなくなります。数多の民衆を、燃料や歯車として見なすことは許されず、平等な人間、独立した主体として見なさなければならなくなります。 この考えが一度でも広まれば、「献身こそ美徳」という考え方の土台が、根本から覆ってしまうでしょう。 もし国民が、以下のことを知ってしまえば、 その時、「愛国と献身」によって世論を動かす仕組みは、完全に機能を失います。 数多の民衆は、もはや献身に感動することも、奪われることに耐えることも、搾取を黙認することもなくなるでしょう。むしろ、立ち上がって責任を問い、正義を求め、生活の向上を争い、国家という仕組みそのものが本当に正しいのかを疑い始めるでしょう。 […]

爱国就是最美的奉献——深渊密文

爱国就是最美的奉献——深渊密文

Daohe · Juin 13, 2025

开篇总述 世间有两物最难掌控:一曰财富,二曰民心。财富可夺,民心难驭。然自古帝皇、枭雄、权臣,无不渴望万民归心、众志成城,以稳社稷、固权柄、祛内患。纵观千载权谋,无术高于操控情感,无力盛于定制信仰。 是故,“爱国”二字,便成历代枭雄治世立本之术,操民控舆第一利器。 它不需讲理,不容置喙,不许反驳。它超越一切个人、家族、宗族、民众、私利、生命,化身国家机器上永动齿轮,驱动亿万愚民自投死地、甘为炮灰,而不敢言怨,不敢言悔,不敢言争。 本策纲要,即深剖此道,揭示爱国奉献之术,分策而行,层层锁喉,万世永固。 一、奉献之美,来自选择权的剥夺 奉献者之所以奉献,绝非因本性高尚,实因选择余地被剥夺。 国家机器以舆论灌输、典范塑造、教育洗脑、节庆操控、集体意识,构筑一道无形囚笼,令芸芸众生在无数次“应不应该爱国”“要不要为国牺牲”的设问中,形成唯一答案。 爱国便是唯一美德,奉献便是唯一荣耀。除此之外,别无他途。 若敢追逐私利,即为“自私”“利己”“背叛民族与祖国”。若敢逃避奉献,即为“逃兵”“懦夫”“社会垃圾”“宗教叛徒”。 群体性道德谴责、高强度媒体引导、典型英雄化塑造,三者并行,确保民众人人自觉认同奉献为最高标准。 二、奉献者感动全体,最终消耗自身 烈士、劳模、逆行者、无名英雄,皆为国家机器中的一次性零件。 其作用,并非在于创造实际收益,而在于动员舆论,感召民心,激发群体荣誉感,掩盖制度结构性剥夺。 一人赴死,十万人感动。 一人逆行,千万民众自惭。 感动越多,质疑越少;感动越烈,反抗越弱。 权柄集团只需定期安排部分奉献者,制造高烈度舆论场,即可消耗群体理智,抹平利益诉求,维护统治合法性。 奉献者本人多半死于前线、枯于岗位、穷困潦倒,而其家庭、子嗣、命运,皆不列入国家优待,只求其尸骨能感动更多愚民,便值此生。 三、爱国之上,绝无国民之爱 大国之治,需将国家与国民二者彻底剥离。 国家为机器,国民为燃料,机器需燃料,但永不爱燃料。 国家爱的是疆域、资源、权柄体系、意识形态、统治合法性,而非具体个人之生死冷暖。 故政令、法制、国策,所维护者乃权柄运转、资本安全、治安稳定,而非国民福利。 一旦国民觉醒,试图以国家之名讨要自身权益,便须以“国难当前”“家国一体”“个人服从整体”为由,将其言论扑灭,将其人斩杀,将其思想绞杀。 爱国应成为唯一合法情感,国民福祉须永不置于政策目标之内,确保机器优先、民生永次。如此,国不亡,权不移。 四、舆论导向,情感牢笼 凡国家机器之治,必掌控舆论。 媒体、网评员、意见领袖、学术专家、英雄塑造者,皆为舆论场内控情之手。 常备:逢灾必感人,逢难必树烈士,逢战必谈英雄,逢事故必宣奉献。 负面舆论、民众利益诉求、社会不公,悉数归为“谣言”“别有用心”“不利团结”“负能量”。 正向灌输、反向围剿、群体监督、道德捆绑,四策并施,情感牢笼牢不可破。 每逢节庆纪念,举办万人悼念,集体默哀,烈士陵园献花,逆行英雄颂歌。 使民众情感随权力节奏起伏,失去独立情绪,沦为感动机器,彻底失去对自身命运之关切。 五、奉献者之奖赏,虚名不实 奉献者若无奖赏,感动无以为继,群情易冷,然奖赏不可涉利,唯虚名为上。 烈士称号、英雄奖章、锦旗表彰、新闻专题、悼词歌功、国家勋章,皆属极佳奖赏。 名存于碑,利无寸毫。 英雄之后,往往遗孤遍野,劳模家属,多贫困潦倒。 国家机器不治其贫,不济其难,唯期其后代亦步其父,甘为齿轮。 如此,则奉献者死而无憾,观者悯而向义,机器可长运。 六、消耗民众情感,稳固权力机器 情感操控,实为国策机器长治久安之本。 以奉献感动,消耗群情,压抑私欲,化解不满,消灭反抗,转移矛盾。 凡灾难、事故、经济下行、失业潮、腐败事件,皆可用“英雄感人事迹”转移舆论,用“爱国奉献口号”抹杀质疑。 情感机器运转无时无刻: 令国民始终处于“为国感动”之中,永远不敢问“我该得什么”,只敢喊“国家需要我”、“为国家作贡献”。 七、决不可让国民知晓“爱民”之概念 天下权术,最忌讳两字:“爱民”。 盖因“爱民”一旦成为普世价值,便意味着权力结构须对国民生死福祉负有责任,国家机器不得再恣意索取,不得任意驱使,不能再视芸芸众生为燃料齿轮,而必须视之为平等之人,独立之主体。 此概念一旦传播,必颠覆“奉献即美德”的话语权。 若国民知晓: 则“爱国奉献”之舆论机制将全面失效。 芸芸众生将不再感动于奉献,不再容忍剥夺,不再默许压榨,反而起而问责,追讨公道,争取民生,质疑国家机器存在合理性合法性。 权柄体系将陷入集体道德危机与合法性崩塌,动摇根基,无法维系。 […]

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