Une société civilisée a besoin d’actes de compassion et de bienveillance afin d’éviter les divisions.

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Kishou · Nov 25, 2024
La théorie du bien et du mal par Yicheng Commonweal Dans le cadre de la civilisation, la bienveillance a toujours été la clé de l’harmonie et du progrès. Cependant, la gentillesse peut parfois conduire au conflit et à la division. C’est le cas lorsque son objectif est détourné, causant plus de mal que de bien. […]

La théorie du bien et du mal par Yicheng Commonweal

Dans le cadre de la civilisation, la bienveillance a toujours été la clé de l’harmonie et du progrès. Cependant, la gentillesse peut parfois conduire au conflit et à la division. C’est le cas lorsque son objectif est détourné, causant plus de mal que de bien.

Une société civilisée a besoin de bienveillance qui transcende les oppositions et relie les cœurs. Un tel acte n’a pas pour but de juger ou de chercher à montrer qu’il est bien fondé. Au contraire, elle tente de résoudre les conflits avec compassion, de guider avec soin et de créer des liens par le biais de conversations inclusives. La pratique de cette bienveillance permet d’éviter les conflits et les préjudices. Elle crée un respect mutuel et un dialogue, ouvrant la voie à une société meilleure.

I. Quand la gentillesse devient source de division

Défendre la justice et les personnes vulnérables est à la fois un devoir civique et un reflet de la bonté humaine. Pourtant, bien que de nombreux actes soient réalisés au nom de la bonté, ils reposent souvent sur des idéologies opposées plutôt que sur un véritable amour universel. Ces actes aboutissent souvent à des brimades de groupe, à l’intensification des conflits et à la division de la société.

Ce type de « bienveillance » repose sur une pensée manichéenne, divisant les individus en deux camps, celui du bien et celui du mal. Elle simplifie à l’extrême la complexité de la nature humaine et les difficultés de la vie. En ramenant les problèmes à une bataille « nous contre eux », cela suppose que s’attaquer au « mauvais » camp résoudra le problème. En réalité, cela ne fait qu’approfondir les divisions et aggraver les conflits.

Par exemple, dans le domaine de la protection de l’environnement, certaines personnes considèrent les pratiques non viables comme « néfastes ». Ils critiquent ceux qui n’adoptent pas de comportements respectueux de l’environnement en s’appuyant sur leur valeur morale. Cela peut ressembler à une véritable préoccupation pour l’environnement. Cependant, elle exclut souvent ceux qui ont besoin d’être guidés et éduqués. Au lieu d’encourager le changement, cela les rend plus réfractaires au changement.

Lorsque la bienveillance devient une lutte contre le mal, elle conduit facilement à l’extrémisme. Ces expressions se font souvent au détriment des autres. Elles peuvent créer de nouvelles injustices et des conséquences encore plus graves. Par exemple, certains groupes utilisent le slogan de la « justice sociale » pour justifier l’intimidation en ligne. Ils tentent d’« éliminer » ceux qu’ils considèrent comme injustes.

Une telle volonté de division détruit la confiance sociale. Dans une société remplie de conflits, les individus ont inévitablement peur d’exprimer leurs véritables opinions. Ils cessent de croire au intention sincéres des autres. Avec le temps, la distance entre les individus s’accroît. Cela conduit à une société marquée par l’indifférence et l’autoprotection.

II. La bienveillance ancrée dans l’amour pour tous : Surmonter le conflit entre le bien et le mal

Le monde a besoin d’une sorte de bienveillance qui ne soit pas fondée sur la confrontation. Elle est fondée sur un amour égal, motivée par la compréhension, la tolérance et l’empathie. La vraie bienveillance prend en compte les difficultés et la douleur de toutes les parties. Elle vise donc à combler le fossé, à favoriser un dialogue rationnel et à formuler des solutions pour résoudre les problèmes.

Cette bienveillance n’est pas axée sur la distinction entre le bien et le mal. Elle s’intéresse plutôt aux vulnérabilités et aux besoins humains communs. Elle reconnaît les limites individuelles et aborde les erreurs avec soin et patience. En guidant ceux qui ont de fausses croyances vers l’introspection et le changement, elle devient un catalyseur de changement positif.

Même si certains n’acceptent pas immédiatement les idées et pratiques justes, l’évolution de la civilisation apportera des changements profonds, mais de façon progressive et discrète. Avec le temps, la malveillance et l’ignorance finiront par disparaître, ne trouvant plus d’espace où s’enraciner.

Ce principe est bien illustré dans l’éducation familiale. Lorsqu’un enfant commet une erreur, les parents peuvent choisir de le punir sévèrement. Pourtant, une approche compatissante s’avère souvent plus efficace. En comprenant les limites et les besoins émotionnels de l’enfant, les parents peuvent le guider avec soin et discernement. Cela aide les enfants à tirer les leçons de leurs expériences. La punition seule peut conduire à la défiance et saper l’objectif de l’éducation. Elle peut créer une tension entre le parent et l’enfant.

La même idée s’applique à la résolution des problèmes sociaux liés aux injustices systémiques. Ruth Bader Ginsburg, ancienne juge à la Cour suprême des États-Unis, en est un exemple frappant. Tout au long de son combat pour l’égalité des sexes, au lieu de rejeter complètement le système pour ses discriminations basées sur le genre, elle a adopté une approche stratégique et durable. Tout en défendant les droits des femmes, elle a également soutenu des affaires où les hommes étaient discriminés, afin de mettre en lumière les inégalités systémiques. En alliant empathie et raisonnement, elle a réussi à combler les divisions et à encourager la compréhension, accomplissant ainsi de réels progrès en matière d’égalité des sexes. Sa sagesse et son approche lui ont valu le respect de toutes les acteurs de la société.

La bienveillance ancrée dans l’amour pour tous évite de diviser les individus en camp de bien et de mal ou de juger les autres à partir d’un point de vue moral. Elle se concentre sur la coopération et la recherche d’un terrain d’entente, au lieu d’alimenter les conflits ou la concurrence. À l’instar de nos efforts collectifs en matière de bien-être public, elle associe la bienveillance à la responsabilité. Comme l’a dit Gandhi, « Nous pouvons gagner les cœurs par l’amour et la compréhension, et non par la haine ».

Les programmes d’aides sociales en sont un bon exemple. Alors que certains imputent la pauvreté à des défaillances individuelles, d’autres, dotés d’une attitude empathique, sont capables de creuser plus profondément et de déceler des problèmes systémiques. Ils préconisent l’éducation et le soutien pour aider les personnes défavorisées à surmonter leurs difficultés. Cette approche permet non seulement d’élever les individus, mais aussi de renforcer l’unité et la résilience de la société dans son ensemble.

III. Rejeter la gentillesse conflictuelle : un choix nécessaire pour les sociétés civilisées

Les sociétés civilisées ont besoin d’un niveau élevé de gentillesse, qui transcende les conflits moraux entre le bien et le mal. Éviter les conflits inutiles est non seulement un signe de sagesse, mais aussi un pas vers le progrès.

Les querelles sur le bien et le mal conduisent souvent à un gaspillage des ressources et éclipsent les vrais problèmes. Les individus se concentrent sur l’attribution des responsabilités plutôt que sur la recherche de solutions pratiques. Avec un amour universel, les individus sont capables de se concentrer sur les problèmes fondamentaux par le biais de discussions rationnelles et de mettre l’accent sur des solutions efficaces.


Le progrès de la civilisation réside dans le respect des différences et l’acceptation de la diversité. La compassion et la bienveillance, enracinée dans la tolérance, aide à trouver un terrain d’entente au milieu des désaccords. Elle encourage les individus à travailler ensemble sur le problème, au lieu d’alimenter les divisions ou les blessures émotionnelles. Elle contribue à réduire les conflits internes et à promouvoir l’unité.

IV. Ce n’est qu’en aimant tout le monde que nous pouvons vraiment distinguer le bien du mal

Certains se demanderont peut-être : « Cela signifie-t-il que personne ne doit être tenu responsable de ses actes ? Qu’en est-il de ceux qui commettent des crimes contre l’humanité ? » La compassion ne brouille pas les frontières entre le bien et le mal. En fait, c’est grâce à cet amour plus profond que nous acquérons la clarté nécessaire pour les comprendre vraiment.

Lorsque l’amour universel devient la norme, nous constatons que toutes les bienveillances ne sont pas égales. Certaines formes de bienveillances étroites et conditionnelles, se transforment rapidement en égoïsme ou en indifférence lorsque les circonstances changent. D’autres formes de bienveillance peuvent manquer de sincérité, motivées par le besoin de correspondre à une certaine image plutôt que par une véritable attention.

Le mal, lui aussi, n’est pas toujours ce qu’il semble être. Il découle parfois de l’ignorance ou d’une vision limitée du monde, un état temporaire plutôt qu’un trait permanent. Certains maux naissent du conformisme, d’un manque d’amour et de l’incapacité à penser de manière indépendante. Mais il existe aussi de véritables maux, des actions et des systèmes qui infligent de grands dommages et qui doivent être combattus.

Pour ceux qui causent des dommages profonds et durables, comme les régimes oppressifs, nous devons avoir le courage de prendre position et de nous battre avec eux. L’amour compatissant ne signifie pas qu’il faille éviter les conflits ou la responsabilité. Au contraire, il offre un objectif plus élevé – un appel à agir avec sagesse et empathie. Au fond, cet amour est illimité et universel, bien plus grand que le concept étroit de bienveillance. C’est cet amour qui nous inspire et nous guide vers la justice et la guérison.

V. La pratique de la compassion et la bienveillance : une réforme des individus et de la société

Pour intégrer la compassion et la bienveillance dans le tissu sociale moderne, il est nécessaire de s’intéresser à la fois à l’épanouissement personnel et à l’action collective.


Au niveau individuel, chacun peut pratiquer la compassion en améliorant la conscience de soi et l’empathie. Dans les moments de conflit, nous pouvons nous efforcer de comprendre l’autre partie et faire preuve de gentillesse pour désamorcer les tensions.

D’autre part, le choix du dialogue plutôt que de la critique et du compromis plutôt que de la confrontation devrait devenir le fondement de nos normes sociales communes. Cela permet de créer des relations plus chaleureuses et plus respectueuses, ainsi qu’une communauté plus inclusive.

Les institutions devraient promouvoir l’idée de bonté compatissante à travers l’éducation, les politiques et l’influence culturelle. Les écoles peuvent inclure des cours sur l’empathie, la tolérance et la valeur de la diversité. Les médias devraient cesser de dramatiser les divisions et mettre en lumière des histoires inspirantes d’unité et de coopération. Ces efforts systémiques aident à instaurer une culture où la bienveillance inclusive est célébrée et largement pratiquée.

Des actions concrètes peuvent encore amplifier ce message. Par exemple, des événements communautaires pour soutenir les groupes vulnérables, ou le fait de publier de vraies actions de solidarité sur les réseaux sociaux , peuvent inspirer d’autres à se joindre à l’initiative. Grâce à ces efforts petits mais significatifs, la puissance de l’amour authentique peut se diffuser, touchant davantage de vies et transformant progressivement la société dans son ensemble.

VI. Conclusion : la bienveillance ancrée dans l’amour universel comme fondement de la civilisation

Une société civilisée se nourrit de compassion et bienveillance, une sagesse et une force qui transcendent les conflits entre le bien et le mal. Cette force apaise les blessures par la compassion, comble les fossés par la tolérance et imprègne la société d’une harmonie et d’un espoir sans fin.

Le refus des actes de division au nom de la bienveillance ouvre la voie à une plus grande unité et à un plus grand progrès. Cela commence par chacun d’entre nous, en pratiquant la compassion et l’attention dans notre vie quotidienne afin d’apporter chaleur et une ouverture au monde qui nous entoure. Ce n’est qu’ainsi que les graines de la civilisation pourront véritablement prendre racine, s’épanouir et porter leurs fruits.

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深渊社会中的女性困境与突围之路

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Yicheng · Juin 5, 2025

在深渊社会,女性,不是一个个体名词,而是一种被制度与环境反复利用与伤害的存在结构。她们承载着人类孕育延续的生理本能,却在这个文明衰败、秩序溃烂、欲望横流的社会生态中,成为最容易被迫害、最容易被操控的群体。 我们若要谈文明、谈未来、谈人类,便必须先正视女性的命运,因为女性的命运,是一个社会真相、体制、价值观的底层映射。 一、深渊社会对女性的精准迫害 在深渊社会中,对女性的压迫往往成为成本最低、效率最高的统治方式之一。这背后有三个关键原因: 其一,女性的孕育能力决定了她们对环境稳定性的高度依赖。 从人类历史看,女性在怀孕与育儿阶段需要相对安全的生活条件,这种长期的现实使女性群体在不稳定环境中更容易成为权力结构操控的对象。深渊社会利用这一点,通过制造焦虑和不安,将女性对稳定的追求转化为对现有秩序的依赖。 其二,深渊社会利用女性更倾向于关注当下生活条件的特性,削弱其对制度变革的参与意愿。 在承担家庭照料与社会维系责任的长期分工中,女性群体往往更重视现实可见的安全与资源,而不易投入到对长期政治、经济结构的系统性质疑中。 这并非能力问题,而是深渊社会通过结构安排强化的角色定位。 其三,深渊社会利用情感与关系网络影响女性判断,削弱其独立认知的空间。 女性在日常生活中更频繁地参与亲密关系与社群互动,容易受到舆论、风气和人际期待的影响。深渊社会正是借助这种环境,将外在规范内化为自我约束,从而形成一种隐性的控制。 于是,深渊社会采用了一系列精准控制手段: 1. 制造环境不安,让女性长期处于焦虑与依赖状态。 通过经济不稳定、舆论制造恐慌、社会安全感下降等手段,逼迫女性将稳定视为稀缺资源,从而降低对制度正义与改革的期待。 2. 将性关系物化、货币化、权力化,侵蚀女性的身体与情感自主性。 深渊社会通过将亲密关系交易化,使女性在择偶、婚姻、职场中将身体与情感作为“资源”或“筹码”,让原本属于个体的私域沦为社会交换的工具。 3. 利用舆论与刻板话术削弱女性的自我认知与判断力。 比如“女人感情用事”“女人天生爱慕虚荣”“女人缺乏理性”等标签,使质疑社会规则的女性自我怀疑,不敢发声,最终顺从现状,习惯于将不公视为“正常”。 4. 用生育焦虑与婚姻恐惧构筑心理枷锁。 诸如“女人不结婚没人要”“女人三十岁前不生孩子就来不及了”等社会叙事,并非自然观念,而是有组织、有目的地传播,使女性不敢设想自己其他的人生选择,放弃挖掘自身的潜力,被裹挟在“被需要”的焦虑中生存。 二、深渊社会如何让女性成为旧秩序的守卫者 在深渊社会中,女性往往并非压迫机制的最初制造者,但却常被动成为其循环的“中转站”——她们在压抑与风险中生存,被迫采取种种“适应”策略,从而在无意中延续了现有的社会结构。 这种现象背后有其深层原因: 在长期不安与缺乏支持的环境中,女性为了自保,会本能维护那些看似能提供安全感的关系与结构,哪怕它们虚伪、腐败甚至带有暴力倾向。 例如: 这并非出于“邪恶”或“堕落”,而是一种在压迫条件下的现实生存策略。但问题在于,这种策略在集体层面,可能会反过来加固原有的不公结构,使真正想要改变的人处处受阻。 更深层的机制,是女性在角色中传递压迫方式给下一代: 此时,女性天然用于保护后代和维护环境稳定的本能,反而变成了维护深渊社会黑暗结构的屏障。她们本想自保,却在不知不觉中成为了旧秩序的“护栏”与“监督者”。 而那些依然坚持正直、反思、追求独立判断的少数人们,往往会成为众人眼中的“破坏分子”,被视为危险的不安定因素,遭遇排斥与围剿。 三、深渊社会对两性关系的离间 纵观人类历史发展,男性与女性,本是两种互补的力量: 这种互补性曾在传统环境中提升了群体的生存能力。但在现代社会,协作形式早已突破性别分工的限制,两性本可以共同塑造一个更加多元与共赢的社会结构。 然而,深渊社会通过操纵文化与舆论,系统性地破坏两性间的信任,削弱种群的协作力: 1. 标签化与污名化:利用“舔狗”“渣男”“拜金女”“绿茶”等流行语,将复杂的人际互动简化为贬义标签,在社交媒体上持续放大情绪对立,制造仇恨与误解。 2. 煽动对立情绪:通过算法推送、刻意剪辑的视频内容、断章取义的案例,不断刺激男女双方的防御心理,让男性逐渐厌女、女性逐渐仇男,造成“性别对抗”幻觉,掩盖真正的结构性问题。 3. 瓦解协作意愿:一旦信任与共识被不断侵蚀,男性更容易放弃理想主义与责任感,转向犬儒与逃避;女性则更倾向于在压抑中寻求短期安稳,降低对未来的想象力和行动力。 4. 模糊真实敌人:当性别被当作对立阵营,真正剥削个体自由、制造制度不公的系统性结构就能躲在阴影中稳坐渔利。这种错位攻击使群体之间无法形成联合抗压的能力,只能陷入内部消耗。 虽然这种操控并未彻底剥夺两性协作的可能,但在很多社会现实中,信任、合作与共同建设的文化基础正在被持续削弱。唯有清醒识别深渊社会制造的误导,重建共识与尊重,才能修复彼此的信任,恢复社会的协作能力。 四、深渊社会如何扭曲女性的天性特质 女性在种群演化中,确实展现出一系列具有社会价值的特质,如情感感知能力强、保护欲高、擅于共情与安抚他人。在健康社会中,这些特质本应成为维系关系、缓冲冲突、滋养文明的重要力量。 但在深渊社会的结构性操控下,这些优势被有意歪曲甚至武器化,反过来服务于压制与控制机制: 最终,女性原本具有人性温度的特质,反而被制度操控为延续压迫结构的工具。她们不再是润滑社会与修复关系的关键力量,而被迫在扭曲的规则中内耗与自我否定。 这不是女性的问题,而是深渊社会故意利用生理与心理倾向差异,设置话语陷阱与社会期待,将本可促进文明的力量,转化为对文明的消耗。 五、走出深渊:如何重建女性与社会的健康关系 拯救女性,不是“替她们做主”,而是终结一个将女性置于长期被动与利用状态的深渊社会。这是一场制度层面的修复,也是一场价值观与人际关系的重构。可行的路径包括: 1. 正视并批判制度对人的异化 […]

時間と歴史の関係を再認識する

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人類文明が誕生して以来、歴史は私たちの集合的な記憶と経験を担ってきました。人々は常に歴史から教訓を汲み取り、同じ過ちの繰り返しを避け、社会を進歩させようと試みてきました。しかし、数千年にわたる文明の進化を振り返ると、王朝の交代、戦争と平和、専制と抵抗といった出来事が、まるで周期的な循環のように繰り返されているように見えます。 その原因は、歴史そのものにあるのではなく、私たちが歴史をどのように見ているかという、その捉え方にあります。 私たちが「時間軸」という視点で歴史を精査する時、歴史は分析・帰納・理解が可能な対象となり、文明進化の道筋や制度変遷の論理を識別する助けとなります。 一方で、私たちが既存の経験を用いて現実を類推する時、容易に運命論的な思考様式に陥り、歴史を宿命の繰り返しとして単純化してしまいます。その結果、経験から得た教訓を、制度変革や認識の飛躍へと真に転換させることが難しくなるのです。 本稿では、これら二つの異なる歴史観から出発し、それらが人類の文明認識、集合心理、そして制度構築に与える深層的な影響について探求します。そして、「なぜ私たちは歴史の教訓を認識しているにもかかわらず、文明が陥る苦境の輪廻から抜け出せないのか?」という重要な問いに、答えを試みたいと思います。 一、時間軸で捉える歴史観:事実を還元し、道のりを明確にする 歴史を時間軸の上に置いて考察することは、理性的かつ体系的な観察方法です。この方法は事実を基礎とし、出来事を時系列に沿って展開させることで、過去を単なる曖昧な伝説や感情的な記憶ではなく、因果関係と構造的論理を備えた、分析・理解可能な歴史的現実として捉え直します。 この方法が持つ核心的な価値は、以下の点にあります。 時間軸で歴史を捉える価値は、歴史を運命の再演と見なすことを拒絶し、むしろ「変数」の役割を強調する点にあります。 それは、歴史の開放性と文明の道のりの多様性を認め、人間の主体的な行動と制度選択の重要性を強調します。 文明が進歩に向かうかどうかは、いわゆる「歴史法則」によって決まるのではなく、私たちが現実にどう向き合い、過去をどう反省し、未来をどう選択するかにかかっているのです。 二、歴史の経験則で捉える歴史観:経験の循環と宿命論の罠 時間軸を基礎とする理性的な観察とは異なり、もう一つのより一般的な歴史の理解方法は、歴史の中で歴史を見る、というものです。すなわち、人々は過去の歴史的パターンを用いて現実を解釈し、そこから「法則」を抽出し、現代の指針にしようとします。 この思考の背景にあるのは、不確実性に対する人間の生まれながらの恐怖です。複雑で変化の激しい現実に直面した時、私たちは既存の経験の中から解釈や予測の道筋を探し出し、未来への不安を和らげようとします。しかし、この確実性を求める本能こそが、私たちを宿命論の深淵へと滑り込ませやすいのです。 具体的には、以下の側面に現れます。 歴史の経験則で歴史を見ることの最大の弊害は、歴史の教訓を、絶対的な「歴史法則」として正当化してしまい、現代を生きる人々の、過ちを正し、変革しようとする意志を失わせてしまう点にあります。 三、歴史はなぜ教訓とならないのか なぜ人類社会は、繰り返し似たような災禍に直面しながらも、真に教訓を学ぶことができないのでしょうか。問題は、歴史そのものが不明瞭なことにあるのではなく、文明の内部に存在する三つの深層的なメカニズムが、歴史の教訓が伝承・転換される過程で、その力を体系的に弱め、時には無効化してしまうことにあります。 1. 権力の自己維持メカニズム 為政者や既得権益集団は、自らの統治を永続させる必要性から、意図的に歴史の真相を回避し、時には改竄することさえあります。前王朝の崩壊は、制度の欠陥や社会の不均衡ではなく、「天命が尽きた」あるいは「人心が乱れた」結果として語られるかもしれません。 このような歴史の教訓に対する選択的な語り口は、実質的に変革の正当性を弱め、現行の秩序を維持することを目的としています。 2. 集団的認識の慣性メカニズム 公共の意識は、馴染み深く、直線的で、伝統的な経験に合致する説明を受け入れやすい一方、複雑さや不確実性に対しては生まれながらの警戒心を抱きます。この認知的な惰性は、社会が具体的な制度的失敗を深く分析するよりも、「盛者必衰」のような宿命論的な物語を受け入れることを促します。 時が経つにつれ、歴史の経験は単純なパターンへと簡略化され、行動の指針ではなく、一種の「心理的な慰め」となってしまうのです。 3. ナラティブ(語り)の主導権における閉鎖的制御メカニズム 歴史を語る権利を誰が握るかによって、歴史の意味は決定されます。多くの社会において、歴史はしばしば公的に編纂され、内省的な民間の声は周縁化されるか、あるいは封殺されます。その結果、たとえ真実の教訓が存在したとしても、それが主流の教育や公共の議論の場に登場することは難しく、人々の集合意識に届く経路を失ってしまいます。 これら三つのメカニズムが相互に絡み合うことで、文明は有効な自己修正能力を形成することが困難になります。歴史は忘れ去られるだけでなく、特定の形式に当てはめられ、利用され、新しい道を切り拓くための資源ではなく、古い様式を維持するための道具と化してしまうのです。 そのため、たとえ災禍が繰り返されても、社会は馴染み深いが故に、過去に失敗した選択肢を再び選び、何度も「不可避」に見える循環へと陥ってしまう可能性があります。 四、文明が袋小路から抜け出すための現実的な道筋 歴史の教訓を真に学ぶためには、文明は経験主義と宿命論の束縛から逃れ、事実、論理、そして変数に基づいた歴史理解へと回帰しなければなりません。この脱却は、抽象的な理念の転換ではなく、現実における集団的認識と制度的実践の、深層的な再構築を意味します。 それは、以下のことを意味します。 結語 私たちが歴史の発展を時間軸の中に置いて見つめる時、歴史はその真の姿を取り戻し、文明が自らの進化の道のりを認識するための参照点となります。 一方で、私たちが既存の歴史的パターンを用いて現実と未来を解釈しようとする時、経験の循環と宿命の罠に陥りやすくなり、教訓は効力を失い、文明は自己模倣の輪廻に囚われてしまうのです。 文明の進歩とは、時間が経てば自然に得られる結果でも、歴史法則が自動的に展開するものでもありません。その発展は、少数の覚醒した人々――古いパラダイムをあえて疑い、経験の殻を打ち破り、制度と秩序を再構築する人々――に懸かっているのです。この人たちこそが、時代との断絶と文明の再生を推し進め、歴史に真の価値を与えるのです。  

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